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Le 5 décembre : un jour pas comme les autres !

La règle d’or de la réforme Delevoye / Macron est   le blocage définitif des ressources affectées au financement des retraites à environ 14 % du Produit Intérieur Brut soit le niveau d’ores-et-déjà atteint en 2018.

La règle d’or de la réforme Delevoye / Macron est   le blocage définitif des ressources affectées au financement des retraites à environ 14 % du Produit Intérieur Brut soit le niveau d’ores-et-déjà atteint en 2018. Compte tenu de l’augmentation du nombre de retraités, il s’ensuivrait un effondrement du niveau des pensions : la réforme ne ferait que des perdants.

5 mesures qui pourraient faire mal

1. Le droit à retraite serait proportionnel à la durée de cotisation

Plus on cotise longtemps, plus on a de points. Mais les périodes d’études supérieures ne sont pas rémunérées, donc pas cotisées… Pour compenser, les salarié·e·s diplômé·e·s seraient condamné·e·s à travailler au-delà de 70 ans pour maintenir leur niveau de vie. Les femmes diplômées, avec des carrières plus interrompues que les hommes, seraient encore plus pénalisées.

2. Tous les salaires de carrière seraient pris en compte pour le calcul de la pension

L’impact des précarités du début de carrière, qui est aujourd’hui neutralisé par un calcul sur les 25 meilleures années dans le privé, ne le serait plus. Mauvais plan si vous avez fait des stages ou un doctorat.

3. Le droit à retraite serait proportionnel au salaire moyen de carrière

Plus le profil de carrière est ascendant, plus le salaire moyen de carrière décroche du dernier salaire et plus le niveau de la pension décroche du dernier salaire.

4. Les cadres seraient exclus des mécanismes de solidarité

Les périodes indemnisées au titre de la maladie, du chômage, d’une incapacité de travail ou de la maternité seraient désormais financées par l’impôt, sous forme d’aides sociales qui seraient délivrées sous conditions de ressources.

5. Un cadre sur dix serait privé de la possibilité de cotiser en répartition sur la totalité de son salaire

Jusqu’à présent, les cadres sup’ cotisent obligatoirement pour la retraite jusqu’à huit plafonds de la Sécurité sociale, soit 328 724 € annuels en 2020. Avec la réforme Delevoye, ils ne cotiseraient plus que jusqu’à trois plafonds soit 123 264 €. Une perte majeure de droits pour les intéressé·e·s, condamné·e·s à jouer une partie de leur retraite sur les marchés financiers (en se constituant une épargne dont les assureurs ne garantissent même pas la restitution). Une perte pour le système de retraite par répartition qui serait privé de cette part des cotisations.

Des durées de carrière ubuesques… Ceci n’est pas une simulation :

Pour 2025, le gouvernement annonce un droit annuel à retraite de 55 centimes pour 10 euros de cotisation (soit un rendement de la cotisation de 5,5 % à l’âge du taux plein).

En fait, toute personne dont la carrière et les revenus auraient progressé dans la moyenne devrait travailler :

 

 

Financer une autre réforme, c’est possible !

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